CYCLO-CROSS : Nicolas Lüthi champion du Monde master

Le week-end dernier, à Mol/BEL, le Neuchâtelois Nicolas Lüthi est devenu champion du Monde master de cyclo-cross. Interview.

Nicolas, comment devient-on champion du monde master de cyclo-cross?
Il faut déjà avoir plus de 30 ans. Pour moi, le passage en catégorie masters tombe au bon moment. Je deviens papa pour la 2e fois et avec la reprise du magasin Cycles Prof Luthi, ces changements me permettent de me sentir un vrai master. Le cyclo-cross n’est clairement pas ma branche principale, mais depuis 2-3 saisons je me sens de plus en plus en forme dans cette discipline.

J’ai fait une super saison en VTT et sur route et je voulais faire mieux que ma 4e place de l’an dernier. Je n’ai pas eu de chance au tirage des dossards. Je suis parti en dernière position. Je ne me suis pas affolé. J’ai fait le maximum pour revenir le plus vite possible sur la tête de course, sans perdre trop d’énergie. Après, j’ai bien géré mes adversaires et j’ai tout donné dans les 3-4 dernières minutes de course

Comment gères-tu la transition du VTT au cyclo-cross?
La transition se passe bien. Je ne rencontre aucun problème pour passer d’une discipline à l’autre. D’ailleurs, je roule très peu avec mon vélo de cyclo-cross. Après ma saison de VTT, je m’accorde une dizaine de jours de repos avant de reprendre gentiment l’entraînement

Combien d’heures par semaine consacres-tu à tes entraînements?
Je dois jongler avec la famille et le travail. En moyenne, sur l’année, je fais 7-8h de sport par semaine, course et autres sports compris. Si je fais plus, je n’arrive pas à récupérer. Mais comme les autres s’entraînent souvent beaucoup trop, du coup, j’arrive à rester compétitif

Où sont tes limites?
Je pense que j’aurai dû être bien meilleur entre 20 et 28 ans. Mais je n’ai pas été assez sérieux dans ma préparation et tout ce qui va avec. Depuis ces 3 dernières années, j’arrive de mieux en mieux à gérer ma saison. Je n’ai fait aucune mauvaise course cette année. Je pense que je ne peux plus m’améliorer et si je reste à ce niveau, ça me convient très bien.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
06/12/2017