A l’aubre de la 31e édition du Grand Raid BCVS, Alain Glassey, manager du team Papival-Scott-Grand Raid BCVS, raconte de belles anecdotes et ses plus beaux souvenirs.
1995 : Le mauvais temps a donné rendez-vous cette année-là.
Une première anecdote à déjeuner déjà où mon coéquipier Marcel Russenberger me pose la question de la météo. Pas de souci. Il y a un petit coin de ciel bleu et je le lui montre. Changement de pneumatique : on décide de mettre des Overland de Michelin, très roulants.
On quitte Verbier. Je roule devant. Je ressens d’excellentes sensations. Marcel reste avec moi. Je passe Nendaz en tête avec le premier groupe. On monte régulier sur Les Collons. La pluie fait son apparition. A Hérémence, Jean-Paul Furlan accélère une première fois. Je recolle sur lui avec Marcel dans ma roue. Une vraie course d’équipe.
A l’approche de Mandelon, Jean-Paul accélère une nouvelle fois. Je vais le chercher mais sur cette 2e attaque, je reste à 50 mètres. Marcel l’accompagne et me fait signe de rentrer. Le tempo est élevé. Je passe le Mandelon avec 100 mètres de retard sur les deux hommes de tête.
J’effectue une descente rapide et à Evolène, je passe en 3e position avec une trentaine de secondes de retard. Entre Evolène et Eison, le pépin arrive. C’est la cata. Je n’ai bu qu’une gourde et mangé qu’une seule barre énergétique depuis le départ. Je me prends une fringale de chez fringale. Je passe 12e à Eison. Je continue jusque sous la Vieille. Je me retrouve aux environs du 17e rang. Je suis complètement cuit. Je fais demi-tour et je redescends sur Eison. Je rencontre mon ami Fred Pont des cycles Seppey qui gère le stand réparation. Il a préparé des grillades. Je me rassasie. Finalement, on passe un bon moment de rigolade malgré la pluie. La déception reste toutefois vive.
Par la radio de course, j’apprends qu’on me cherche et que Marcel reste seul en tête, place qu’il conserve jusqu’à l’arrivée, transit de froid. De mon côté, ayant bien récupéré suite à mon repas improvisé, je rejoins Grimentz en voiture avec Fred. Marcel me remercie pour mon aide. Il remplit ma voiture de matériel de l’équipe. J’ai assez de pneus pour les prochains mois.
Aujourd’hui, Marcel vit aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années. Je reçois de ses nouvelles par son frère Hans-Ueli et par des amis qui habitent les USA. Il n’a pas changé. Toujours le mot pour rire Marcello.

1997 : Suite à mon échec de 1995 (fringale à Evolène) et 1996 (tombé malade la nuit avant la course, je termine 32e à Grimentz), je décide de me lancer depuis Hérémence pour voir ce que je vaux sur le petit parcours. Continuer la lecture →