La Nendette Gaëlle Perrier prendra le départ, dans une semaine, du Tor du Rutor en Italie. Médaillée de bronze au championnat Suisse de course individuelle, elle se confie à jour J-7.
Valaisanne de sang, tessinoise de cœur, Gaëlle Perrier a grandi sur les rives du lac de Lugano et a étudié sur celles du Léman et de Neuchâtel. Finalement, elle a posé ses bagages dans la commune de Nendaz, qui est aussi la commune d’origine de sa maman. “J’ai la chance d’être l’aînée d’une fratrie d’exception et je suis fraîchement tata à mon tour”, confie tout sourire Gaëlle Perrier. “J’ai une formation de psychologue du travail et suis responsable administrative chez MJD architectes. Par ailleurs, conseillère communale à Nendaz également, depuis peu, je suis une passionnée, bonne vivante, et probablement qu’aujourd’hui je suis à moitié addict de ski alpinisme, de course à pied et de montagne.”
Du 31 mars au 2 avril prochain, Gaëlle Perrier fera équipe avec le Neuchâteloise Fania Wälle. Elles seront au départ du Tour du Rutor à Arvier, dans la haute vallée d’Aoste.
Gaëlle, d’où vient ta passion pour les sports d’endurance ?
Elle n’est pas innée et cela a pris du temps ! Mais j’ai eu des tatas qui n’ont jamais cessé de croire que je pourrais y prendre goût, et à force d’insistance… Elles avaient finalement raison, en quelques années, ces sports que je ne considérais que comme une source de souffrance, sont devenus des pivots centraux de ma vie.
Comment se déroule ta préparation pour le Tour du Rutor ?
J’ai profité de faire les belles courses organisées dans notre région, en essayant de garder/trouver un bon équilibre entre entraînement et repos. Pour cela, j’ai la chance d’avoir Jd (Tonton, patron) qui me concocte de super planning.
Quels seront vos objectifs avec Fania Wälle ?
Pour nous deux ce sera une première, donc on se réjouit de découvrir cette aventure et de donner le meilleur de nous-mêmes. J’espère qu’après ces trois jours on aura juste envie d’y revenir pour faire mieux !
Comment envisages-tu la suite de ta carrière sportive ?
Je ne pense pas que carrière soit le terme pour mon chemin jusqu’ici, ni pour la suite, mais j’ai des envies plein la tête, surtout je rêve des grandes courses (Pierra Menta -Rutor – Adamello – Mezzalama – Pdg-… )
Entre le trail et le ski-alpinisme, de quel côté ton cœur balance ?
Ski alpinisme, sans hésitation. Je viens du ski alpin, je suis petite fille d’un pionnier de ski valaisan, le ski c’est mon enfance, ma vie, un trait d’union dans notre famille. Et comme aujourd’hui j’aime autant avaler du dénivelé en montant qu’en descendant, le ski alpinisme ne peut que faire battre mon cœur.
Quel sera ton principal objectif pour la saison 2022 des trails ?
Je vais profiter de cet été afin de préparer au mieux la saison de ski alpi 2023 à venir, et en profitant de me lancer sur quelques beaux trails régionaux.
Quel est ton rêve le plus fou au niveau sportif ?
Championne du monde de balet à ski (mdr) ;
Du côté du ski alpinisme, soyons fou, briller sur une grande classique un jour… malheureusement je n’ai plus 20 ans…
Côté moins compét, je rêve de sommets, de grandes traversées comme Chamonix-Zermatt, de one shots plaine 4’000 ( et qui sait ? plus haut si affinité).
Propos recueillis par Bernard Mayencourt
24/03/2022
