Ski-alpinisme : en piste pour la Pierra Menta avec Kilian Granger

Ils entrent dans la cour des grands. Dès mercredi, Kilian Granger et Tobias Donnet participent à la Pierra Menta. Au programme: 4 jours de compétition et 10’000 m de D+ à avaler. 

Vainqueurs du Trophée du St-Bernard à La Fouly à la mi-février, Kilian Granger et Tobias Donnet, les deux compères de Troistorrents, sont prêts à attaquer la fameuse Pierra Menta, compétition de 4 jours au départ d’Arêches-Beaufort. A quelques heures du premier départ, Kilian Granger se confie et se montre serein.

1. Kilian, comment s’est déroulée ta préparation pour cette prochaine édition de la Pierra Menta?
Tout s”est bien passé. Le petit creux dans le calendrier que j’ai vécu suite à ma non-participation aux championnats d’Europe m’a permis de prendre le départ de quelques courses par équipe en Suisse avec Tobi pour tester notre duo. Tout est au top.

2. Tu vas courir cette année avec ton pote Tobias Donnet. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette compétition?:
Avec Tobias, c’est facile. On a l’habitude de courir ensemble et on se connait bien. Je sais d’avance que cette semaine sera belle. Les moments de partage seront beaux et on va surtout bien rigoler toute la semaine, et ça c’est pour moi le plus important. 

3. Quels sont vos principaux atouts?
Notre atout principal, c’est surtout notre équipe car on se connait vraiment bien. On s’entraîne ensemble et on se complète bien. Quand le feeling est bon, c’est beaucoup plus facile de courir. Surtout pendant 4 jours.

4. Quels sont vos objectifs?
Nous ne venons pas avec un objectif de résultat. C’est une première expérience sur ce format de course. Nous espérons une belle gestion et apprendre un maximum pour les prochaines années. On va prendre du plaisir et voir ce qu’on aura à la fin. 

5. Jeu de pronostic: qui seront les vainqueurs de cette édition 2022?
Mon pronostic de victoire ? Je pense qu’on a toutes nos chances (mdr).  Non, plus sérieusement, je reste sur les classiques et les grands habitués Gachet- Bon Mardion et Eydallin-Boscacci devraient jouer devant! A garder tout de même à l’oeil nos compères Martin (ndlr. Anthamatten) et Max (ndlr. Drion) qui peuvent sortir une belle course. 

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
Photo: Tobias Donnet (à gauche) et Kilian Granger, prêts pour la Pierra Menta
08/03/2022

 

Ski-alpinisme : rencontre avec Nicolas Philipona, la passion débordante

Le Fribourgeois Nicolas Philipona allie à la perfection sa vie familiale, professionnelle et sportives. Champion du Monde de Vertical Race dans la catégorie M-40 et 2e du scratch à la Patrouille de la Maya, il revient sur cette fin de semaine exceptionnelle. 

Désireux de défendre mon titre acquis il y a une année en France en Vertical Race, j’ai fait le long déplacement jusqu’à Piancavallo, région de Venise.
Même si je connais mes qualités sur ce format de course, le propre d’un sportif est de douter et de se poser une multitude e questions. Revenir avec une médaille, et si possible la plus belle, était mon objectif.

Retour sur la Vertical Race de vendredi
Contrairement à l’année dernière, où les départs étaient échelonnés, sur les pentes de Piancavallo, le départ s’est effectué en mass start. Les places sont séparées et attribuées en fonction de notre numéro de dossard, comme en coupe du monde élite. Je me retrouve en quatrième ligne. Mais 5 minutes avant le start, un membre de l’organisation me fait avancer tout devant.
A 11h30, le coup d’envoi de cette verticale de 577 mètre de D+ et 3,3 km est donné. D’emblée, je me retrouve devant avec Loïc Thevin, un français des Pyrénées, concurrent de la cat. M-35. Mais rapidement, l’autrichien Christian Hoffmann, grand favori pour la victoire au classement général revient sur nous avec un peu plus loin le Tricolore Yohann Caillot. Ces deux athlètes, qui ont couru toute la saison en coupe du monde élite, sont dans la catégorie M-45. Sachant que Christian était intouchable avec notamment comme référence, un titre de champion Olympique à Salt Lake City en 2002, j’ai décidé de faire ma course tout en observant Les concurrents de ma catégorie.
Après 5 minutes, alors que j’étais troisième scratch, j’ai compris que j’allais pouvoir défendre mon titre si je donnais tout. A ce moment-là, je me suis fixé deux objectifs : 1. conserver mon titre et 2. monter sur le podium scratch. Chose que j’ai réussi pour 7 secondes. J’avais dans le rétroviseur Loïc qui est même revenu sur mon porte bagage dans les derniers mètres de course. Néanmoins, en contrôlant et en m’arrachant sur la fin de la montée, j’ai réussi à conserver cette troisième place scratch.
Au final, je suis très heureux de conserver ce titre en Italie, pays de ski-alpinismes, où bon nombre de coureurs ne viennent pas sur une course pour faire de la figuration.

Patrouille de la Maya avec Cédric Rémy et Benoît Guex – Dernier test avant la PDG
Inscrit en 2020 pour également préparer la patrouille, on avait à cœur de revenir découvrir cette Maya. Avec le départ à la course à pied, nous décidons d’adapter notre stratégie en gérant cette partie sans perdre trop d’énergie. Nous partons donc prudemment et en laissant filer devant nous avec un regard admiratif, les trois grands champions, Pierre, Aurélien et Iwan. Ces trois membres du Swiss Team ont largement fait honneur à leur étiquette de favoris. Quant à mes coéquipier Cédric et Benoît, nous avions bien l’intention de viser la deuxième place.

Après environ 10 minutes à pied, nous partons sur les skis, Cédric, notre métronome, se met devant et imprime le rythme. Sans se parler, ce tempo convient aux trois. Nous montons au train et nous arrivons, sans creuser un monstre écart, à prendre un peu d’avance sur nos poursuivants. Cette première montée jusqu’au col de Becca de Lovégno se passe sans incident. Au moment de basculer de l’autre côté, je dois prendre quelques secondes pour remettre une peau. Ce petit contre temps a permis à nos poursuivants de se rapprocher. Ne voulant pas céder cette deuxième place, nous mettons un petit coup d’accélérateur qui s’avérera payant. Au passage à la cabane des Becs de Bosson, nous avions une bonne avance sur les troisièmes, nous permettant d’entrevoir la fin de course de manière sereine.

Après un magnifique portage pour revenir sur le col précédemment cité, nous entamons la longue descente sur l’arrivée. Le terrain et les conditions rendent celle-ci relativement facile. Nous faisons donc une descente solide, sans prendre de risque. Le final se fait également à la course. Même si on est jamais très fan de courir avec les godasses de skis, on peut savourer cette fin de course et cette magnifique deuxième place qui se profile devant nous.

Encore une journée magnifique en montagne avec une météo de rêve pour découvrir ce magnifique Vallon de Réchy. Avec Cédric et Benoit, notre entente a été au top et notre homogénéité laisse entrevoir de belles perspectives pour la PDG.

Préparation et organisation
J’ai une énorme admiration pour les copains qui courent au niveau mondial et qui font briller les couleurs de la Suisse sur les compétitions internationales. Ces athlètes jouent dans une, voire deux ligues en dessus de nous.
Néanmoins, pour obtenir les résultats cités plus haut, il faut une certaine organisation.
Ayant toujours travailler à 100% comme policier, métier qui me passionne tout autant que le ski-alpinisme, je fais preuve d’ingéniosité afin de concilier la vie de sportif amateur et la vie professionnelle. Avec la naissance de nos deux enfants, Jules en 2015 et Léane en 2019, le challenge a encore augmenté.
Même si la passion pour ce sport est toujours à son plus haut niveau, pour moi, la vie de famille est devenue la priorité numéro une. Depuis que je suis papa, j’ai quand même levé le pied au niveau du volume d’entrainement et du nombre de courses par saison. Mon but premier est de profiter à fond de ces moments en famille. Le bonheur de voir mes deux enfants adorer le ski et de pouvoir le week-end se retrouver sur les skis à quatre, avec ma femme Virginie, n’a pas de prix.

Néanmoins, j’ai toujours envie de performer. Il n’y a donc pas de secret, tu dois passer du temps à l’entrainement. Travaillant maintenant comme policier à la prévention routière, au sein de Police Riviera, j’ai la chance de bénéficier d’horaires réguliers.
Je profite de ces horaires, pour partir m’entrainer avant le début de mon activité professionnelle qui commence à 07h00. Au fil des années – ce qui pouvait s’apparenter à une contrainte – est devenu un équilibre. Me lever tôt pour partir m’entrainer à la frontale est devenu mon rythme de vie hivernal. C’est mon moment à moi avant de mettre mon tablier professionnel et ensuite celui de papa. Le focus des entrainements s’effectue essentiellement la semaine pour pouvoir profiter à fond de la famille le week-end. Cette façon de faire me comble et force de constater que celle-ci fonctionne.
Pour terminer, j’adresse un grand MERCI à ma famille pour le soutien. MERCI également à la direction et au commandement de Policer Riviera qui me soutient dans la réalisation de mes objectifs.

Récit de Nicolas Philipona, un athlète hors-norme, un homme généreux dans l’effort pour qui les mots passion et volonté n’ont aucun secret.
Photo, de gauche à droite, Benoît Guex, Cédric Rémy et Nicolas Philipona
08/03/2022

 

 

Ski-alpinisme : associé à Rémy Dénervaud, Ludovic Lattion double la mise sur la Super Diabolique

L’équipe Fribourgo-Valaisanne composée de Rémy Dénervaud et Ludovic Lattion remporte la Super Diabolique dans le cadre de la Diablerets 3D. La Nendette Gaëlle Perrier et la Neuchâteloise Fania Wälle signent le meilleur chrono chez les dames.

La 12e édition de la Diablerets 3D s’est courue dans des conditions idéales. Responsable de la communication, Margaux Jorand confie: “Tout s’est extrêmement bien passé et les concurrents étaient ravis de cette édition. La météo a bien aidé aussi.”

Déjà vainqueur de la Vertical Race samedi en fin de journée, le jeune Orsiérain Ludovic Lattion a une nouvelle fois confirmé son excellente forme actuelle. Associé au Fribourgeois Rémy Dénervaud, le Valaisan remporte la Super Diabolique. L’équipe Franco-Valaisanne de Jocelyn Verdenal et Benjamin Borlat termine au second rang. Les Valaisans Pierre Bruchez et Sébastien Nicollier complètent le podium.

Chez les dames, la victoire revient à l’équipe composée de Gaëlle Perrier et de Fania Wällle. Les Tessinoises Rachèle Dotti et Paola Pervangher pointent au 2e rang. La Bernoise Sonja Herrmann et la Vaudoise Marinette Martin arrivent en 3e position.

Sur la Diabolique, les Français Valentin Favre et Alexis Sévennec signent un succès probant. Côté féminin, la Leysenoude Jennifer Sévennec s’impose avec la Fribourgeosie Ilona Chavaillaz.

Tous les résultats se trouvent ici

Bernard Mayencourt
07/03/2022

Ski-alpinisme: les favoris tiennent leur rang

Les Valaisans Aurélien Gay, Iwan Arnold et Pierre Mettan remportent la Patrouille de la Maya à St-Martin. Le trio Céline Tornay, Déborah Marti et Emilie Farquet domine chez les dames.

La 17e édition de Patrouille de la Maya à St-Martin s’est déroulée dimanche dans un décor de rêve avec une météo parfaite. Plus de 1’000 concurrentes et concurrents ont profité de cette journée ensoleillée pour parfaire leur condition à moins de deux mois de la PDG.

Chez les hommes, l’équipe du Swiss Team composée d’Aurélien Gay, d’Iwan Arnold et de Pierre Mettan gagne avec un chrono de 2h12’30. “Nous formons une équipe soudée”, confie dans l’aire d’arrivée Aurélien Gay. “Je retrouve de très bonnes sensations”, rajoute son coéquipier Pierre Mettan, en regain de forme après un début de saison éprouvant.
Le DTeam/ Crazy des Fribourgeois Nicolas Philipona, Benoît Guex et Cédric Rémy termine au 2e rang. L’équipe “Maya oubien” de Baptiste Dubois, Nicolas Hartmann et Brice Rouiller complète le podium.

Du côté des dames, le Team Cristal Sport de Céline Tornay, Emilie Farquet et Déborah Marti s’impose avec un chrono de 2h48’52. “Notre entente est quasi parfaite”, raconte Céline Tornay à l’arrivée. “Aujourd’hui, nous avons vécu une toute belle course. Bravo aux organisateurs et aux bénévoles pour le travail entrepris. C’était magnifique”, complètent Déborah Marti et Emilie Farquet.

Bernard Mayencourt
06/03/2022

Ski-alpinisme : victoire de Ludovic Lattion aux Diablerets

Le Valaisan Ludovic Lattion remporte la Vertical Race de la Diablerets 3D. La Bernoise Sonja Reusser gagne chez les dames.

Les Valaisans réalisent un doublé lors de la Vertical Race de la Diablerets 3D. L’Orsiérain Ludovic Lattion (25’07), membre de Mountain Performance, devance Benjamin Borlat de Crans-Montana (25’20). Deux Français suivent avec la 3e place Jocelyn Verdenal et le 4e rang d’Alain Gillet. Nicolas Rey de la Cave Le Tambourin pointe au 5e rang.

Chez les dames, la Bernoise Sonja Reusser, 3e en début d’hiver à la Nocturne de la Breya, s’impose avec un chrono de 33’55. Elle devance la Fribourgeoise Valérie Suter et la locale Lucy Pichard. La Valaisanne Virginie Clivaz, spécialiste de trail, décroche la médaille en chocolat. La jeune Margaux de Mendes Léon de Champéry arrive en 5e position.

Tous les résultats se trouvent ici

Bernard Mayencourt
Crédit photo: FB
05/03/2022