Chaque jour, jusqu’à la fin de la pandémie, Promosports donne la parole à un sportif ou à une sportive qui vous transmet ses recommandations pour combattre efficacement le coronavirus. Ce samedi, Pascal Egli, vainqueur de plusieurs skyraces et doctorant à l’UNIL, vous fait part de ses recommandations. Merci à lui.
Coureur de montagne et de ski-alpinisme, Pascal Egli aime les courses raides et techniques. Il a remporté plusieurs skyraces en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud. Pascal apprécie découvrir de nouvelles chaînes de montagnes, des pays et des cultures. Il travaille comme doctorant à l’Université de Lausanne. Voici ses recommandations:
“Cette situation est spéciale et un défi pour tous, mais je suis optimiste qu’on arrivera à bien la surmonter en respectant strictement les mesures imposées par le Conseil Fédéral. En Suisse on a la chance de ne pas être soumis à un confinement strict, donc on peut sortir profiter de la nature, du soleil. C’est important à mon avis car ça nous aide à rester de bonne humeur et ça renforce le système immunitaire. Par contre, même en sortant marcher ou courir il faut respecter strictement la distance minimale de 2 m aux autres personnes et il faut aller seul (sauf avec les personnes du même ménage). Si ces mesures ne sont pas bien respectées par trop de personnes, on va tous être confrontés à un confinement strict.”
Pascal Egli poursuit: “Quand j’ai vu que la situation en Suisse (après l’Italie) devenait plus sérieuse, j’ai appelé mes grands-parents qui habitent en Thurgovie afin de m’assurer qu’ils suivent les règles et sortent de leur maison seulement pour les besoins les plus importants (faire les achats, une petite promenade pas loin de la maison…). Ceci était encore avant le premier communiqué du Conseil Fédéral. Maintenant ils restent à la maison et on s’écrit souvent via whatsapp ou on s’appelle – heureusement ils sont de bonne humeur et ils ne s’ennuient pas trop. Ils lisent, écrivent des poèmes, nettoient tous leurs chaussures, font des biscuits de noël…
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Au niveau professionnel, il s’adapte aux nouvelles recommandations de l’OFSP: “Personnellement je fais du télétravail parce que l’université est fermée (probablement jusqu’en été), et c’est bien comme ça vu que l’UNIL comporte 15’000 étudiants et 3’300 employés. On a des réunions vidéo tous les jours afin de s’échanger sur le progrès de chacun et de discuter des analyses en cours et de nouvelles idées. Ça marche assez bien et j’ai la chance de déjà avoir acquis mes données, donc je peux travailler sans devoir aller en haute montagne ou au laboratoire.”
Au niveau sportif, le St-Gallois vivant à Leysin s’entraîne seul. “Du côté entraînement je vais courir seul sur les chemins et sentiers depuis chez moi. Vu la situation chez nos voisins français et italiens je suis très content de pouvoir faire ça. A part mon colocataire je n’ai rencontré personne de près ces dernières 2 semaines. Je fais du vélo en home trainer sur mon balcon ou dans mon salon, je fais pas mal d’exercices de renforcement musculaire chez moi, et je découvre le yoga. Donc je ne vais plus skier ou faire de l’alpinisme en haute montagne. Mais ainsi, sans trajets ni rien il me reste plus de temps pour les entraînements et le repos, ce qui est positif ! J’aime bien le fait que la vie est plus calme et plus simple pour une fois. Je pense fort au personnel de santé et j’espère que la ‘vague’ de patients qui est en train d’arriver ne sera pas trop forte et trop longue. Ma sœur est médecin et j’espère qu’elle va pouvoir bien gérer le volume de travail de ces prochains mois.
Après cette période difficile on va autant plus profiter des hautes montagnes, vu qu’on n’y aura pas été pour un moment…”
Propos recueillis par Bernard Mayencourt
28/03/2020

