Ski-alpinisme: une situation préoccupante en Valais

Les compétitions de ski-alpinisme devraient débuter le 19 décembre en Valais avec la nocturne de la Breya à Champex-Lac, Conseiller d’Etat en charge du département de la sécurité, des institutions et du sport, Frédéric Favre fait le point de la siutation en répondant aux questions de Promosports. 

Monsieur Favre, certaines courses de ski-alpinisme prévues en 2021 sont déjà annulées, notamment l’Intégrale du Rogneux (photo) et Torgon Skialpi. Dès lors, quelles sont les perspectives pour les organisateurs de courses ?
Malheureusement et comme pour toutes les manifestations sportives, elles ne sont pas très réjouissantes dans l’immédiat. Par contre, en cas d’amélioration de la situation et compte tenu du fait que les courses de ski-alpinisme se déroulent en plein air, il se peut que des adaptations puissent intervenir.

Comment les organisateurs de compétitions régionales doivent-ils ou peuvent-ils envisager la saison prochaine ?
Si la situation en Valais est actuellement très préoccupante, nul ne peut prédire l’avenir. Nous avons vu qu’une augmentation marquée des cas peut arriver très rapidement mais nous avons aussi vécu quelques semaines cet été qui nous ont permis de revenir à des pratiques sportives quasiment normales. Tout dépend désormais de l’évolution de la situation ces prochaines semaines.

Quand seront édictées les nouvelles recommandations pour élaborer les concepts de protections liés au Covid-19 ?
Aussi bien la Confédération que les Cantons s’adaptent en tout temps à l’évolution de la pandémie. Toutefois, les concepts édictés par les fédérations sportives sont de qualité et j’imagine qu’ils ne devraient être que légèrement adaptés dans le futur. Mais une fois de plus, il est difficile de donner des garanties.

 Verbier Val de Bagnes accueille la coupe du Monde du 29 au 31 janvier. Quelles sont actuellement les chances de voir se dérouler ces compétitions ?
Les manifestations sportives de niveau national ou international sont pour l’instant préservées moyennant le respect du huis-clos. Cela devrait permettre au sport d’élite de survivre – en tout cas quelque temps – et nous amener des émotions et de l’espoir pour la suite. Mais encore une fois, tout peut changer très vite.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
Crédit photo: Gérard Berthoud
30/10/2020