Trail : Monsieur Léon Lovey alias Monsieur Trail en Valais

En 2022, Promosports ouvre une nouvelle rubrique sur le Trail en Suisse Romande. Chaque mois, la parole est donnée à une personnalité. A tout Seigneur, tout honneur:  pour ce mois de janvier, Monsieur Léon Lovey, Monsieur Trail en Valais a la parole. 

Personnage aussi simple que sympathique, Léon Lovey (photo) est Monsieur Trail en Valais. Depuis 2003, il s’implique sans compter dans le bon déroulement de l’ultra-trail du Mont-Blanc, épreuve phare dans le monde du trail et qui traverse sa station de Champex-Lac.

Léon Lovey, parlez nous un peu de l’UTMB® ?
Je suis impliqué dans l’UTMB® depuis ses débuts en 2003, lors de la première édition. Nous avons manqué une seule édition, en 2020 en raison de la pandémie. En 2021, nous avons changé le mode de départ, avec des départs échelonnés. On va poursuivre dans ce sens. Pour 2022, nous adapterons des changements notamment sur la TDS et sur le parcours de l’OCC. De plus, avec le nouveau circuit “UTMB® World Series”, Chamonix accueillera la grande finale.

Que représente l'”UTMB®  World Series” pour les courses suisses avec le Trail Verbier-St-Bernard, l’Eiger Ultra Trail et le Wildstrubel Trail?
Tout d’abord, je tiens à dire que l’on sentait venir ce nouveau circuit chez nous, notamment grâce à l’engouement que connaît le trail dans nos contrées. En intégrant ce circuit, les organisateurs peuvent s’appuyer sur l’expérience et le professionnalisme de gens que soutiennent le développement du trail. La structure est solide. Elle va permettre de promouvoir le trail et les stations. Je trouve que l’idée de réunir les courses désormais avec l’appellation “by UTMB” est très bonne. De plus, le système de points va changer. C’est un plus pour les coureurs.

En Suisse Romande, le nombre de trails ne cesse d’augmenter. Une question qui se pose année après année: quand arrivera-t-on à saturation?
C’est difficile à dire. Ces deux dernières années, en raison du Covid, tout a été plus compliqué. Et pourtant. En fait, il faut savoir ce que l’on cherche. Une course peut très bien vivre avec 300 concurrents. C’est la cas de plusieurs trails comme, par exemple, celui de la Pierre A Voir à Saxon. Si on veut plus de 1’000 participants, je pense que ça va devenir compliqué. Après le Wildstrubel Trail à Crans-Montana, il sera difficile d’organiser des trails de grande envergure, notamment en Valais. Ensuite, un tri naturel va s’effectuer. Mais pour l’instant, on peut encore profiter du fol engouement que connaît cette discipline. 

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant toutes ces années dans le monde de l’UTMB® ?
Chaque année apporte son lot d’émotions. Le plaisir est mon principal moteur. Toutefois, la première édition en 2003 n’a pas été simple. Sinon, je garde toujours le même plaisir. Je pense, que nous avons apporté une belle pierre à l’édifice du trail. 

Quels sont les coureurs qui t’ont le plus touché?
Je dois dire que tous les trailers sont des gens proches de la nature et de la montagne. Je les apprécie. Je garde d’excellents contacts avec Dawa Sherpa, premier vainqueur de l’UTMB. Des gars comme Kilian Jornet, François D’Haene ou Xavier Thévenard sont aussi des athlètes très accessibles. Grâce au trail, j’ai fait des rencontres et des connaissances extraordinaires. 

Que penses-tu de l’éclosion des trails blancs?
C’est une bonne chose. Du côté d’Orsières, on réfléchit à la création d’un trail blanc, sur des sentiers entre 800 et 2’000 mètres d’altitude. Et à la longue, il est possible d’imaginer un circuit, avec d’autres stations d’ici ou d’ailleurs.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
20/01/2022

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