Course en ville: Maxime Fluri se prépare pour les courses en ville

Spécialiste de triathlon, le Vaudois Maxime Fluri devrait prendre le départ de la Corrida d’Octodture samedi à Martigny puis du Circuit des courses. Interview. 

Né en 1999,  Maxime Fluri a pris la 11ème place à Morat-Fribourg (3ème Suisse), avec un chrono de 56’00. Cette année, il a notamment pris la 14ème place aux championnats du Monde U-23 de triathlon à Lausanne.

Maxime, comment abordes-tu la Corrida d’Octodure ?
J’apprécie participer aux courses de course à pied hivernale. La Corrida d’Octodure fait partie cette année de ma planification. Je prépare la saison de Triathlon. Je suis dans une période d’entraînement de reprise axée sur le foncier. Prendre le départ de la Corrida d’Octodure me permet de mettre du rythme et de me faire plaisir.

Qu’est-ce qui te motive de courir à Martigny ?
L’ambiance. A Martigny, les 7,8km sont répartis en 7,5 tours. Ainsi nous pouvons profiter du public tout au long du parcours. J’adore également l’atmosphère créé par un départ donné à la tombée de la nuit.

Quels sont tes objectifs ?
Il est difficile de nommer un objectif de résultat car je ne connais pas mon état de forme. Depuis 10 jours, j’ai une douleur dans le dos qui m’empêche de courir. Mon objectif sera plutôt d’acquérir de l’expérience dans la gestion de l’effort. Histoire de ne pas exploser dans les derniers hectomètres de course lors des triathlons. Je serai définitivement fixé ce jeudi après avoir passé une IRM mais ma participation semble sérieusement compromise.

Sur quelles courses te verra-t-on encore cette saison ?
Je participe aux circuits des trois courses (Corrida bulloise / course de l’Escalade / course Titzé de Noël à Sion). Cette année, nous avons décidé avec mon entraîneur (Marc Rod) d’intégrer plusieurs courses de villes hivernales de haut niveau à ma préparation. J’ai hâte d’y souffrir. 

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
Crédit photo: Audrey Rod
07/11/2019

 

Course en ville: rendez-vous samedi à Martigny

Près de 1’500 concurrentes et concurrents sont attendus samedi à l’occasion de la 44ème édition de la Corrida d’Octodure. 

La Corrida d’Octodure promet un beau spectacle.  Samedi, les enfants vont lancert les hostilités à partir de 11h30′. Ensuite, les épreuves s’enchaînent avec les écolières et les écoliers puis toutes les autres catégories.

Vers une 7ème victoire pour Matheka?
Victorieux à 6 reprises dans la ville du coude du Rhône, le Kényan Bernard Matheka figure parmi les favoris. Il devra toutefois se méfier de la forte cohorte suisse avec, notamment, Jérémy Hunt, 2e l’an dernier. L’Italien Xavier Chevrier a aussi une belle carte à jouer.
Côté féminin, Johanna Ryter, du TRI Club Valais peut prétendre à une place d’honneur tout comme la Valaisanne Laura Hrebec, grande animatrice de l’épreuve de l’an dernier. La Vaudoise Theres Leboeuf sera aussi à surveiller de très près.

Toutes les infos pour la Corrida d’Octodure se trouvent: ici

Bernard Mayencourt
Crédit photo: Corrida d’Octodure
06/11/2019

Trail: Jean-Pierre Lüthi, un homme hors du commun

Il connaît tout du trail. Ses passions: la montagne, le partage, l’amitié, la découverte, l’aventure. Jean-Pierre Lüthi, un homme exceptionnel à découvrir sans modération. Interview.

Jean-Pierre, comment es-tu tombé dans le chaudron du trail ?
« Tout naturellement après avoir écumé les courses à pied en montagne pendant des années. Avant l’avènement du Trail, peu de courses longue distance étaient proposées chez nous sauf Le Super Marathon des Dents-du-Midi, le Défi des Muverans ou le Swiss Alpine Marathon auxquels j’ai pu participer à de nombreuses reprises. J’ai donc débuté sur l’Ultra-Trail du Mont-Blanc en 2004 et j’ai eu la chance de pouvoir vivre un truc de dingues sur une distance encore peu commune. Ce fut le début d’une histoire d’amour qui n’est pas encore terminée ».

Combien de départs as-tu pris sur la PTL (Petite Trotte à Léon) et quels sont tes meilleurs souvenirs ?
« Je me suis lancé sur la PTL dès sa création en 2008 et à l’exception de 2 infidélités en 2011 et 2012 (Tor des Géants), j’y ai pris le départ à 10 reprises sur 12 éditions, pour en boucler 7. J’ai en effet dû m’arrêter en 2010 sur blessure, puis en 2014 et 2019 suite à l’arrêt de mes équipiers (accident et maladie). Choses qui font partie du jeu et dont il faut toujours être conscient. Les souvenirs sont très nombreux et à chaque fois magnifiques car chaque participation est différente, tout comme les parcours. Cela en fait une épreuve unique en son genre, le but étant de terminer car il n’y a pas de classement et l’esprit y est très familial et solidaire. Je citerai toutefois le Grand Raid de La Réunion, Le Grand Raid des Pyrénées, La Ronda del Cims, La Transalpine-Run parmi tant d’autres comme m’ayant laissé des souvenirs assez fantastiques ».

Qu’est-ce qui te motive à partir si souvent en montagne ?
« Je suis un amoureux des grands espaces et de cette merveilleuse nature qui nous offre un tel terrain de jeu et de découvertes. J’ai la chance d’habiter en montagne et donc de pouvoir chausser mes baskets ou skis de rando et d’être immédiatement au grand air, par chez moi mais aussi en Valais, au Val d’Aoste et en Haute-Savoie voisine pour découvrir des endroits magiques et rencontrer ou retrouver des personnes merveilleuses ».

Tu t’engages comme nul autre en tant que bénévole sur des manifestations sportives et surtour sur des trails. Ces engagements représentent combien de week-end par année et quelles sont tes motivations ?
« Tout comme de nombreux autres bénévoles, je ne fais que donner un coup de main à des amis organisateurs qui proviennent aussi du monde de la course à pied en nature et en montagne. C’est toujours un plaisir que de contribuer, même modestement, au succès d’une manifestation. Sans l’apport des bénévoles, il serait très difficile voire impossible d’organiser ces manifestations. Vu le nombre toujours plus élevé de compétitions organisées, les bénévoles sont de plus en plus sollicités et il devient donc difficile d’en trouver suffisamment. Ayant moi-même participé à d’innombrables épreuves en tous genres depuis plus de 30 ans, passer de l’autre côté de la barrière et rendre un peu de ce que j’ai reçu m’a paru évident. De plus, il règne une excellente ambiance entre les organisateurs et les bénévoles. Cela me permet aussi d’être dans la nature pour baliser un parcours ou fermer une course. La plus grande satisfaction étant le sourire des participants et un simple merci confirmant que nous avons effectué un bon job pour eux et les organisateurs qui œuvrent aussi en tant que bénévoles. Je participe à environ 15-20 manifestations sur 1 année…. ».

Comment apprécies-tu l’évolution du trail et des endurances trails dans nos contrées ?
« De nouvelles épreuves voient le jour en Suisse dans un calendrier toujours plus serré et cela est positif car cela permet à chacun d’y trouver chaussure à son pied. Les grandes manifestations à l’étranger sont très prisées et il suffit de voir la vitesse à laquelle les dossards sont attribués pour se rendre compte du succès phénoménal de ce type d’épreuves. Est-ce un effet de mode ? La concurrence entre organisateurs est saine car chacun peut s’y retrouver sans basculer dans le gigantisme et l’envolée des frais d’inscription qui eux aussi ont pris l’ascenseur tout comme le nombre de dossards disponibles. Attention à ne pas en faire un sport élitiste, le but étant de pérenniser ces épreuves. Les petites courses de montagne au pelotons moins fournis sont un tremplin idéal pour apprendre à courir en montagne, sur des distances plus courtes et dans un esprit très convivial. Il ne faut pas les oublier malgré l’engouement du trail et de ses aspects très médiatiques que l’on doit en grande partie à de magnifiques athlètes tels que Kilian Jornet, François D’Haenne, Xavier Thévenard etc…Les grandes marques d’équipements l’ont bien compris et leur business en matière est  en plein essor ».

En deux mots, comment te décris-tu ?
« Amoureux de la nature et aimant rencontrer les autres et partager en toute simplicité et convivialité ».

Quel est ton rêve le plus fou en montagne ?
« Découvrir le Népal un jour ».

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
05/11/2019

Course de montagne: Maude Mathys prête pour les championnats du Monde

Les prochains championnats du Monde de course de montagne longue distance se déroulent le samedi 16 novembre à Villa La Angostura en Argentine. La Vaudoise Maude Mathys est du voyage avec la délégation Suisse. Interview.

Comment te sens-tu à moins de 2 semaines des compétitions?
Je me sens prête même si je vois que la saison arrive au bout. Je me trouve un peu fatiguée mentalement et physiquement. J’effectue moins d’entrainements ces temps-ci car je dois surtout récupérer de mes 42 km et 3’500m+ du Népal. Je sais que j’ai l’endurance pour la Patagonie. J’espère avoir de bonnes jambes le jour J.

Quand partez-vous en Argentine avec la délégation Suisse?
On part le 10 novembre et nous revenons le 18.

D’habitude, les Mondiaux se déroulent au mois de septembre. Est-ce un avantage ou un désavantage de courir en novembre?
Ce n’est ni un avantage, ni un désavantage. Il faut juste adapter sa saison pour être prête lors de ces championnats du monde. Pour ma part, comme je savais que la saison serait plus longue, j’ai fait une pause de 2 semaines fin août-mi septembre.

Après ta 4e place en 2017 et ta médaille d’argent en 2018 sur la courte distance, penses-tu que l’or est à ta portée sur la longue distance?
C’est sûr. J’ose croire à l’or et je le souhaite vivement. Je pense que c’est réalisable, mais il faudra que tout se déroule parfaitement le jour J et que le terrain ne soit pas trop technique. Je n’ai pas encore regardé la liste de départ mais je sais que j’aurai au moins une adversaire redoutable… ma coéquipière Judith Wyder.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
04/11/2019

Trail: les inscriptions ouvrent pour les différents trails

A peine finie la saison 2019 que débute la prise des inscriptions pour l’année 2020.

La saison 2019 des trails vient de se terminer. Plusieurs épreuves ont déjà ouvert les inscriptions pour l’édition de 2020. C’est le cas du trail Verbier-St-Bernard, de l’Ultraks à Zermatt ou encore du Montreux Trail Festival.

Dès le 1er novembre, il sera possible de s’inscrire pour le Swiss Peaks Trail ou pour l’Eiger Ultra Trail.  Pour l’UTMB, les inscriptions seront ouvertes entre le 17 décembre 2019 et le 2 janvier 2020.

Bernard Mayencourt
Crédit photo: TVSB
31/10/2019