Pandémie: témoignage de Manon Genêt

Triathlète professionnelle française, Manon Genêt a notamment remporté le triathlon 73.0 de Nice et du Pays d’Aix en 2018. Elle pousse un cri du coeur. 

« Ce n’est que du sport», j’ai entendu cette phrase à plusieurs reprises ces derniers temps. « Ce n’est que du sport, le monde fait face à une crise bien plus importante en ce moment. » Je suis d’accord, le monde fait face à une situation inédite dans laquelle la santé de tous doit être notre priorité. Mais a-t-on déjà entendu « ce n’est que de l’art », « ce n’est que de l’enseignement », « ce n’est que de l’écologie, de l’économie, de la justice, de la médecine.. »?

Le sport, comme beaucoup d’autres domaines, est indispensable à notre bien-être et notre équilibre. D’ailleurs, que faites-vous depuis ce début de confinement ? Du sport ! Le sport engage les gens. C’est un système économique qui implique des athlètes, des organisations de courses, des associations, des clubs, des entraîneurs, des prestataires et équipementiers. Si ce n’est QUE du sport, c’est tout ce petit monde qui va en souffrir encore plus qu’aujourd’hui. Ce sont vos clubs qui vont réduire les prestations, les coachs qui ne seront plus engagés, les organisations de courses qui mettront la clef sous la porte faute de rentrée d’argent. Vous savez, la course à laquelle il vous tardait de participer.. Si ce n’est que du sport, comment voulez-vous faire de la France une nation sportive ? Comment voulez-vous encourager les athlètes et les envoyer à leurs mondiaux et aux JO?

Le sport est un allié de santé, un allié d’équilibre mental et physique.. et pour certains, c’est un métier. « Ce n’est que du sport », ce petit « que » qui dégrade la passion de beaucoup et le métier de certains. Qui lui fait perdre son importance et tout ce qu’il a contribué aux nations à accomplir.

C’est du sport. Tournons la phrase au positif et laissons la place que nous y consacrons le mérite d’être. C’est votre passion et c’est mon métier. Le sport ne doit pas être remis à plus tard ou considéré comme moins important. Il doit être, comme beaucoup d’autres branches de métier, repensé dès maintenant pour permettre à tous les impliqués de continuer à en vivre. Le sport ce n’est pas que demain. C’était hier, c’est aujourd’hui et ce sera demain.

Récit de Manon Genêt,
Triathlète professionnelle française
13/04/2020

 

Message pour les Fêtes pascales

A la veille des Fêtes de Pâques, Promosports vous adresse un message de solidarité, à vous et à vos proches.

Nous traversons une période particulière. A la veille des Fêtes de Pâques, je tenais à vous adresser ce message de solidarité et à vous souhaiter, ainsi qu’à vos proches, un excellent week-end pascal.

Par la même occasion, je vous remercie chaleureusement pour votre fidélité et pour vos nombreuses visites. Je reprends les propos d’Anne Bochatay dans ses recommandations du 29 mars dernier: “Nous devons adopter une POSITIVE ATTITUDE”. 

Vive le sport et encore Joyeuses Fêtes!

Bernard Mayencourt
Rédacteur de Promosports
09/04/2020

Coach sportif: le dialogue intérieur vu par Yann Rithner

Chaque jour, jusqu’à la fin de la pandémie, Promosports donne la parole à un sportif ou à une sportive qui vous transmet ses recommandations pour combattre efficacement le coronavirus. Ce jeudi, une petite parenthèse s’ouvre avec sujet réalisé par Yann Rithner, coach mental et soigneur du team BMC VTT sur les manches de coupe du Monde. Rencontre.

Yann Rithner a suivi une formation de préparateur mental pour sportif et de coach mental. L’objectif est de permettre aux sportifs, comme à quiconque, de se révéler et de repousser ses limites, que ce soit dans un but de performances ou de compétences. Installé au Centre St-Roch à Yverdon-les-Bains depuis juillet 2016, il travaille en collaboration avec différents thérapeutes de la région. Depuis le début de l’année, en plus de son cabinet à Yverdon, il se trouve dans un centre pluridisciplinaire à Fribourg ( PhysioClub). “Le fait de travailler notamment en collaboration direct avec d’autres thérapeutes est vraiment un plus pour moi comme pour mes patients”, prétend-il.

En 2018, Yann Rithner a intégré le Team BMC VTT en tant que soigneur sur les manches de coupe du monde. Cette opportunité lui a permis d’acquérir encore plus d’expérience dans le sport de haut niveau. Aujourd’hui, il nous parle du “Dialogue intérieur”.

Nos dialogues intérieurs peuvent être un moteur dans nos actions, mais aussi un frein. Comment pouvez-vous les gérer au mieux et en faire un outil constructif dans votre vie de tous les jours, afin d’atteindre vos objectifs dans de bonnes dispositions, mentales et physiques ?

 Qu’est-ce qu’un dialogue intérieur ?
C’est un échange de pensées que nous avons avec nous-même, plus ou moins consciemment. Ce dialogue peut être positif comme négatif. Lorsque qu’il est négatif, il va nous chuchoter nos croyances limitantes, faire ressortir nos peurs. Ces pensées nous empêchent alors d’avoir accès à l’ensemble de nos ressources, mentalement et physiquement. Nous nous sommes déjà tous dit, dans différentes situations, qu’elles soient sportives, professionnelles ou privées, l’une des phrases suivantes, si ce n’est les trois en même temps :
– Je vais échouer…
– Je n’ai pas les capacités…
– Ce n’est pas comme ça que je dois faire…

Ces dialogues intérieurs peuvent donc nous influencer négativement, de la même manière que si ces phrases venaient d’une personne extérieure, voire parfois nous freiner encore davantage lorsqu’on se les dit soi-même. Dans ce cas, il est important de s’interroger sur ce qui nous pousse à les formuler ainsi en se posant ces questions :
-Qu’est ce qui pourrait faire que j’échoue ?
-Quelles capacités me manque-t-il pour réussir ?
-Comment devrais-je faire ?

Bien souvent, en faisant l’exercice de répondre à ces questions, on va se rendre compte que nos dialogues intérieurs sont émotifs et disproportionnés par rapport à la situation que nous vivons. Avec ce « simple » questionnement, on va pouvoir réaliser que nous possédons toutes les capacités nécessaires en nous et/ou que nous avons déjà vécu une situation similaire par le passé, laquelle nous avons su gérer avec succès. Le fait de s’interroger permet également de prendre un peu de recul pour être plus objectif sur la situation et conscient de ce que nous avons besoin de mobiliser comme ressources pour réussir. Cela ne garantit certes pas la réussite, mais en tout cas, ce qui est garanti, c’est d’être dans de meilleures dispositions mentales pour aborder une difficulté, avec l’entier de ses capacités physiques à disposition pour agir par exemple.

Vous l’avez compris, nos dialogues internes nous conditionnent continuellement. Par conséquent, ils vont également influencer notre état de motivation et notre niveau de stress (je vous invite par ailleurs à lire mon précédent article sur le thème de « L’impact psychologique du coronavirus sur les sportifs »). Alors que faire ? Je vous donne ci-dessous un petit « truc ».

Développer ses dialogues intérieurs positifs
Un dialogue intérieur positif, plutôt que négatif, a potentiellement de l’influence positive, plutôt que négative, sur nos actions. Comme nous sommes capables de « diriger » nos pensées en étant conscient de notre dialogue intérieur, nous pouvons nous créer des sortes de consignes qui nous inciteront à agir ensuite d’une manière qui va dans la direction d’atteindre nos objectifs. Pour autant il est important de respecter certaines règles. Le dialogue intérieur doit être :
– réaliste
– formulé de manière positive
– exprimé à la première personne (« Je »)
– orienté sur les solutions

De plus, il est important d’utiliser vos propres mots pour formuler vos phrases et vous les approprier (n’utilisez pas les mots qui vous ont été dits, que vous avez entendus ou lus).

Le type de formulation est aussi très important. Par expérience, les personnes que je rencontre, quand je les questionne sur ce qu’elles vont mettre en place pour atteindre leurs objectifs, utilisent souvent la formule « Il faut… » ou « Je dois… ». Cette formule peut évoquer un ordre autoritaire externe que l’on est obligé de subir. C’est pourquoi je les invite plutôt à utiliser des formules du type « Je veux… » ou « Je vais… », ce qui a l’avantage de nous impliquer plus personnellement dans l’action, de nous suggérer de l’envie d’agir et de nous inciter à être créatif plutôt qu’exécutant. 

« Faites de votre dialogue intérieur un allié pour atteindre vos objectifs !
Prenez bien soin de vous en cette période de pandémie du coronavirus et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou l’envie d’approfondir le sujet abordé dans cet article. Je me tiens naturellement à votre disposition – évidemment sans contact dans un premier temps (par téléphone, email ou réseaux sociaux) – et vous accompagne volontiers dans votre démarche de coaching mental si vous souhaitez en discuter de vive voix et être accompagné dans vos réflexions.

Yann Rithner
Préparateur mental
09/04/2020

 

TRAIL : Michel Poletti démissionne de la présidence de l’ITRA

L’International Trail Running Association (ITRA) annonce la démission de son président Michel Poletti pour des raisons personnelles à compter d’aujourd’hui. Dans l’intervalle, le comité directeur continuera de diriger l’ITRA, uni par sa passion pour le trail, jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu.

Président de l’ITRA depuis sa création en 2013, Michel Poletti démissionne de ses fonctions. Le Comité directeur de l’ITRA est reconnaissant des années de service et de leadership de Michel Poletti. “Nous comprenons et acceptons sa décision de démissionner pour des raisons personnelles et nous sommes reconnaissants et fiers de ses nombreuses réalisations au fil des ans. Michel restera bien sûr un membre fondateur de l’ITRA. Nous lui souhaitons le meilleur maintenant et dans toutes ses entreprises futures.”

Pour sa part, Michel Poletti confie: “Je suis très fier du chemin parcouru par l’ITRA depuis sa création en 2013. Je suis très heureux d’avoir initié sa création et supervisé son développement durant ces sept années. L’ITRA a franchi une étape importante de son développement et aura pour mission de confirmer sa position de référence dans le développement du trail. Il est donc important que toutes les forces de l’ITRA soient impliquées à 100% dans cette mission. Cependant, à l’aube de mes 65 ans et alors que l’UTMB vit aussi une phase de développement intense, je ressens le besoin de ralentir un peu. C’est donc tout naturellement que je passe le relais à l’ITRA.”

Merci Michel et bon vent dans tes projets futurs.

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Michel Poletti, crédit photo: Benoît ROUX
08/04/2020

Trail: décision le 7 mai pour le Swiss Canon Trail

Le comité d’organisation du SWISS CANYON TRAIL travaille en étroite collaboration avec les autorités de notre pays et étudie toutes les pistes possibles en fonction de l’évolution de la situation liée au Coronavirus.

A J-60 (2 mois) tous les scénarios peuvent encore être envisagés. Une décision définitive sera prise le 7 mai 2020 selon la situation. Durant ce laps de temps, les organisateurs continuent de tout mettre en œuvre pour que la 25e édition puisse se dérouler dans les meilleures circonstances possibles. Avec espoir et détermination, le SWISS CANYON TRAIL continue sa mission en envisageant deux variantes possibles et en se concentrant sur un objectif principal : l’organisation d’une course de niveau International avec le maximum de sécurité pour les coureurs.

A. Si La Confédération helvétique autorise à nouveau les événements sportifs et que le SWISS CANYON TRAIL peut se dérouler comme convenu les 6 et 7 juin 2020, l’organisation mettra tout en place pour respecter les exigences et ne mettre la santé de personne en danger. Tous les participants pourront adapter leur distance en fonction de leur préparation et auront la possibilité de courir sur les distances inférieures. (111K, 81K, 51K, 31K, 31K Nordic Walking) ceci sans frais supplémentaires, ni remboursement.

B. L’édition 2020 du SWISS CANYON TRAIL est annulée. L’événement est reporté au 5 juin 2021, toutes les inscriptions sont elles aussi reportées sur l’année prochaine. Nous avons écarté l’hypothèse de reporter la course sur l’automne 2020, un Xème trail en septembre ou en octobre nous semble pas correcte. Pour les participants qui souhaiteraient être remboursés, nous étudions une proposition de remboursement. Actuellement il nous est difficile de mesurer l’impact de cette crise sur le SWISS CANYON TRAIL. Vous aurez compris qu’il en va de la pérennité de l’événement.

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07/04/2020