CORONAVIRUS : les recommandations de Blaise Roux, physiothérapeute et sportif expérimenté

Chaque jour, jusqu’à la fin de la pandémie, Promosports donne la parole à un sportif  ou à une sportive qui vous transmet ses recommandations pour combattre efficacement le coronavirus. Ce mardi, Blaise Roux, physiothéarpeute et sportif expérimenté, vous fait part de ses recommandations. Merci à lui! 

La situation du physiothérapeute assez représentative des incertitudes du momentAvant les mesures du CF nous avions pris des mesures internes pour protéger notre personnel, ce qui explique je pense que pour l’heure aucun collaborateur n’a contracté le Covid-19.

Puis dès le 13.3 notre situation est assez particulière : les cabinets peuvent rester ouverts mais on recommande de ne traiter que les urgences. Bien qu’une définition de l’urgence ait été proposée, il y a une marge d’appréciation importante. Ainsi il est laissé au libre arbitre du physio de définir quels patients il continue de suivre….

Chez Medsport, nous suivons encore seulement 10% de notre patientèle, et bien entendu nos salles d’entrainement sont fermées. Nous avons voulu, en tant que grande société (25 collaborateurs) appliquer assez strictement les recommandations pour communiquer à nos collaborateurs, nos patients et aux autres collègues que nous prenions au sérieux cette crise sanitaire et que nous voulons protéger leur santé.

Aujourd’hui, et plus le temps avance, les patients pour qui nous avons suspendu les traitements (bien que chacun ait reçu un programme d’exercices à domicile) risquent de voir leur problème se réveiller ou pour certains de décompenser. Nous réfléchissons actuellement aux solutions pour aider ces patients.

Le physio est donc dans la même situation que chaque individu, il peut travailler, mais a reçu des recommandations qu’il devrait suivre. Un peu comme chaque suisse, le CF a émis des recommandations et libre à chacun de les appliquer plus ou moins strictement.

Enfin, chez Medsport bien que pour l’heure nous ne puissions pas faire de consultation virtuelle nous avons proposé à ceux qui le désiraient de leur transmettre par mail un programme d’exercices (très convivial à utiliser) spécifique à leurs objectifs et leurs éventuels problèmes de santé.

Bouger mais….
Il est essentiel que chacun conserve une activité physique. Pour cela nul besoin de pratiquer
des activités à risque.
Pour la population générale, je déconseille de se ruer sur la multitude de tutoriels que l’on trouve sur la toile, tout n’est pas adapté à tout le monde !
La marche reste le meilleur moyen de bouger sans risque.

Pour les sportifs, je pense que ce n’est pas le moment de faire des exploits. Mais plutôt de
s’accorder le temps (et on en a actuellement) pour faire un travail de base, de construction
et prévention. Je pense notamment au travail de renforcement musculaire qui est souvent négligé chez les sportifs d’endurance mais ô combien important pour construire une
progression et pour prévenir les blessures.

Dans ce contexte particulier, il est vrai que pour beaucoup d’amateurs le temps à disposition
pourrait inciter à augmenter son volume et son intensité d’entrainement. Il est important de
rappeler que tout changement brutal de matériel, volume, intensité, type de terrain, dénivelé inhabituel peut conduire à la blessure.

Bien que pour s’améliorer, cela impose que l’on surprenne son corps (no pain no gain) il faut
le faire de manière progressive afin de ne pas dépasser les capacités maximales d’adaptation du corps. (https://lacliniqueducoureur.com/quantification-du-stressmecanique/)

Les réseaux sociaux :
On le sait, on y trouve de tout. Ce qui n’est pas favorable dans la situation actuelle c’est la jalousie que peuvent ressentir certains en observant les exploits de leurs amis sportifs ou de sportifs de plus haut niveau sur la toile. Certaines publications induisent deux conséquences selon moi :
– Ça crée une émulation qui est négative en cette période dans le sens « s’il le fait pourquoi pas moi ? » Et chacun sera tenté de passer outre les recommandations.
– Ça induit un sentiment d’injustice « pourquoi lui le fait et moi je m’auto-censure ? » qui se matérialise par de violentes critiques ou des publications dénonciatrices avec photo à l’appui. Essayons de montrer les bons exemples. Et si certains transgressent les recommandations, qu’ils ne s’en vantent pas sur les réseaux sociaux.

N’oublions pas également que les sportifs pros qui vivent de leur sport sont autorisés à travailler, donc à s’entraîner. Si Stephan Küng gagne sa vie en pédalant il n’en va pas de même pour chacun d’entre nous. Alors prudence !

Ainsi je fais le vœu que chacun ait la sagesse de se protéger et de protéger sa famille et ses proches fragiles. Si chacun joue le jeu pour lui-même, la population sera protégée.

#flatthecurve
#lasantedumouvement
https://www.medsport.ch/

Texte/recommandations recueillies par Bernard Mayencourt
07/04/2020

COURSE DE MONTAGNE : annulation de la 41e édition de Neirivue-Moléson

La semaine dernière, le comité directeur s’est réuni, comme le veut notre nouveau mode de vie, virtuellement, afin de statuer sur le maintien ou non de la 41e édition de Neirivue-Moléson, prévue le dimanche 21 juin prochain.

Annulation de la course
Après une longue discussion, c’est le cœur lourd que le comité directeur a décidé d’annuler la prochaine édition de la course. Au vu de la pandémie actuelle qui n’a toujours pas atteint son pic, le comité a préféré renoncer à l’organisation de sa course.

En effet, nous ne voulons, d’une part, pas impacter nos généreux sponsors qui traversent, eux aussi, une crise économique de grande ampleur. D’autre part, nous avons analysé une éventuelle organisation de la course sans soutien sponsoring, chose qui s’avère hélas impossible. Enfin, nul ne sait comment évoluera la situation d’ici au mois de juin et il est très difficile de faire appel à nos fidèles bénévoles, aux médias, aux spectateurs et aux coureurs durant cette crise sanitaire.

Prochaine édition
Malgré l’incertitude liée à cette période très particulière, nous sommes confiants de pouvoir surmonter cette épreuve en nous soutenant les uns les autres et nous réjouissons d’ores et déjà de la prochaine édition de Neirivue-Moléson, agendée le dimanche 20 juin 2021.

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Crédit photo: Neirivue-Moléson
06/04/2020

Course pédestre: Alexandre Jodidio prépare sa saison au Kénya

Le Valaisan Alexandre Jodidio est de retour au Kénya pour préparer sa prochaine saison de courses pédestres.

Pour le 2è année consécutive, le Valaisan Alexandre Jodidio s’entraîne sur les hauts plateaux à l’ouest du Kénya. Il raconte sa vie en Afrique.

“Je m’entraîne pour le 5000 mètres et le 10 km sur route”, débute Alexandre. “Je sors deux fois par jour pour ces entraînements, sauf le dimanche, jour de repos. Je cours entre 115 et 150 km par semaine. Je privilégie la qualité avec mon coach Paul Waroquier. ” Il poursuit: “Je vais rester ici 3 mois au grand maximum.”

Il nous parle un peu d’argent. “Je paie fr. 80.- par mois pour ma maison kényanne. De plus, suivant la compagnie et la période de l’année, un billet d’avion aller-retour coûte entre fr. 500. et fr. 800.-. Il est clair que je ne gagne pas ma vie avec la course à pied. Et il est difficile d’en vivre.”

Alexandre Jodidio a réussi un bon début d’année en établissant de nouveaux records personnels sur 5’000 et 10’000 mètres. “En janvier, j’ai couru le 10km en 30’42 et le 5 km, à Monaco, en 14’40. A 30 ans, je pense que j’ai encore quelques belles années devant moi. Je reste motivé.”

“Je voulais courir encore le 10 km de Cannes” confie l’athlète valaisan. “Je me sentais en bonne forme. Malheureusement, cette course a été annulée. Ensuite, je m’étais préparé poure les championnats suisses de cross, également annulés. J’ai donc préféré revenir au Kénya le plus vite possible pour retrouver ma routine. Je me dis qu’il y aura d’autres occasions de faire de belles courses.”

Comme tout le monde, Alex attend la suite des évènements afin de poser les dates de ses prochaines courses dans son calendrier. “On verra bien s’il y a une saison”, conclut-il.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
05/04/2020

Coronavirus: retour sur une semaine de recommandations

Chaque jour, jusqu’à la fin de la pandémie, Promosports donne la parole à un sportif  ou à une sportive qui vous transmet ses recommandations pour combattre efficacement le coronavirus. Ce samedi, Promosports effectue un retour sur les phrases de la semaine. A méditer.

Lundi, David Valtério: “Je pense qu’il faut surtout faire preuve de bon sens avec l’activité sportive.”

Mardi, Virginie Clivaz: “Au niveau sportif, je me suis instaurée une petite routine. Je pars courir tôt le matin.”

Mercredi, Didier Moret: “Le sport, et plus généralement l’activité physique, sont indispensables à notre équilibre, à notre bien-être”,

Mercredi, Maximilien Drion: “Dernier conseil, je vous recommande la pâte à tartiner au Spéculoos, c’est l’idéal pour rendre une journée plus agréable, et en plus c’est belge…”

Jeudi, Séverine Pont Combe:« Souris… respire… ralentis »
Thinh Nhat Hanh, moine bouddhiste:
Sourire : c’est un appel à l’échange positif
Respirer : détoxifie notre corps et renforce notre système immunitaire
Ralentis : Mieux apprécier le présent, se créer du temps.”

Jeudi, Laura Hrebec: “Avec la situation que nous vivons, nous sommes obligés de ralentir le rythme!”

Vendredi, René Schwitzguebel: “Je me réjouis de vous croiser sous peu, après cette période trouble, pour pratiquer nos passions en toute quiétude. YOUPIEEEE! Rester à la maison sauve des vies. Soyons solidaires !”

Vendredi, Werner Marti: “Tout de même, je maintiens un certain rythme d’entraînement avec des footing, seul bien entendu, du home trainer et du renforcement musculaire,”

Merci à toutes et à tous pour vos recommandations et merci à tous mes lecteurs pour votre  fidéllité.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
04/04/2020

Coronavirus: les recommandations de Laura Hrebec, championne d’Europe de duathlon longue distance 2015

Chaque jour, jusqu’à la fin de la pandémie, Promosports donne la parole à un sportif  ou à une sportive qui vous transmet ses recommandations pour combattre efficacement le coronavirus. Ce jeudi, après Séverine Pont Combe ce matin, c’est au tour de Laura Hrebec, championne d’Europe de duathlon longue distance 2015, de vous faire part de ses recommandations. Merci à elle!

Avec la situation que nous vivons, nous sommes obligés de ralentir le rythme ! Pour ma part, travaillant à 100 % et plus, la fermeture des écoles a été brutale à encaisser. Sollicitée quotidiennement par les élèves, les collègues, les parents, les réseaux, tout à coup tout s’est arrêté. Je n’ai pas eu le temps de dire au revoir à mes élèves et je ne suis pas certaine de les revoir d’ici cet été. Avec ma classe de 11H on avait créé des liens très forts depuis 3 ans et je me réjouissais de les amener au certificat et de les voir partir dans la vie professionnelle. L’école n’est pas qu’évaluation, pour beaucoup de ces jeunes qui n’ont pas de famille, l’enseignant remplace parfois le parent absent, il y a un côté affect non négligeable que les plateformes numériques ne peuvent pas remplacer !

Le travail se fait dorénavant via WhatsApp, mail ou les plateformes pédagogiques. Malheureusement ce système n’est pas adapté si l’élève n’est pas autonome et n’a personne pour l’encourager ni l’aider.  Et imaginez s’il y a 3-4 enfants dans la famille, l’ordinateur est en permanence allumé et les parents vite découragés !

Côté sportif, l’absence de compétitions ne m’encourage pas à m’entrainer :  je n’ai fait que 2-3 footing depuis 3 semaines. Je profite de faire des balades en forêt et des activités avec mes filles. La journée commence par deux heures « d’école » avec elles puis je communique avec mes élèves 1h-1h30, il nous reste alors une demie journée pour faire des jeux, prendre l’air. L’avantage est que je peux me consacrer quasi à 100% pour mes enfants, c’est un privilège rare.

Lorsque les premières compétitions seront à nouveau à l’ordre du jour, je recommencerai à m’entrainer régulièrement pour l’instant courir ne me manque pas ! Et faire des séries de fractionnés sans objectif très peu pour moi…

Nous avons la chance, coureurs, de pouvoir encore pratiquer notre sport à l’extérieur, contrairement à la France où les entrainements ne peuvent se faire plus qu’à l’intérieur sur tapis. Si nous voulons pouvoir conserver cette petite liberté, nous devons respecter les règles de sécurité.

Je ne suis pas pessimiste mais je pense qu’à l’avenir des pandémies de ce type seront de moins en moins rares : la surpopulation, le bouleversement climatique, l’augmentation des gens qui voyagent, favorisent la propagation des virus lesquels, par mutations, deviendront de plus en plus agressifs. En soi, ce phénomène serait un régulateur naturel de la population, l’Homme n’ayant plus de prédateurs autre que lui, le danger provient d’une particule microscopique qui n’est même pas vivante !

Texte/recommandations recueillies par Bernard Mayencourt
02/04/2020