Trail : Sara Escobar Carron vise de nouveaux objectifs

Sara Escobar Carron de Ravoire, vice-championne suisse de trail 2021, a des ambitions élevées pour 2022. 

Sportive polyvalente, Sara Escobar Carron habite à Ravoire, sur hauts de Martigny-Croix. Mariée et mère de 3 garçons âgés de 8, 10 et 12 ans, Sara est une sportive passionnée et ambitieuse. Elle vise une sélection pour les championnats d’Europe de trail qui se déroulent au mois de juillet prochain aux Canaries.

Au départ des Courses du Mont-Terrible
“Je serai au départ du trail D’Outremont le samedi 9 avril prochain”
, confie Sara Escobar Carron. “Ce trail fait partie des Courses du Mont-Terrible à Fontenais dans le canton du Jura. Il pourrait me permettre d’obtenir définitivement mon ticket pour participer aux prochains championnats d’Europe.”
Pour valider ce ticket, Sara Escobar Carron a déjà participé l’an dernier à la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix), une épreuve de 100 km dans la cadre de l’UTMB et elle est également devenue vice-championne Suisse de trail.

Direction le Bouzerou, le Madrisa Trail et le Wildstrubel Trail by UTMB
Pour compléter son programme de la saison 2022, Sara Escobar Carron devrait prendre le départ du nouveau trail du Bouzerou le samedi 21 mai prochain sur les hauts de Grône. Le 13 août, elle sera au départ du Madrisa Trail à Klosters/GR lors des championnats suisses. Finalement, elle envisage de participer à la 1ère édition du Wildstrubel Trail by UTMB sur le tracé de 50km entre Adelboden et Crans-Montana.

Priorité à ses 3 enfants
“J’ai le feu et la passion du trail en moi”,
témoigne encore la vainqueur du SwissPeaks 100k en 2020. “Toutefois, je donne toujours la priorité à mes 3 enfants. Le trail me permet de trouver un bon équilibre. Le sport reste un excellent stimulant dans le vie de tous les jours.”

Entraîneur de l’ATRV
Sara Escobar Carron entraîne également les jeunes de l’Académie Trail Running Valais avec Serge Lattion. “J’aime le contact avec les jeunes”, raconte l’enseignante spécialisée. “La collaboration au sein de l’ATRV est excellente. Christian Clivaz, membre fondateur de l’Académie concocte des programmes d’entraînement adaptés aux jeunes. Notre entente est parfaite. C’est un plaisir de partager cette passion avec des jeunes motivés et pleins d’entrain.”
Au sein de l’Académie, Nicolas Meilland s’occupe des entraînements spécifiques. Charles-Antoine Mol, gère la préparation physique des jeunes.

Bernard Mayencourt
28/03/2022

Course pédestre : victoire pour Loris Pellaz et Joanna Ryter à Sierre

Le Sierrois Loris Pellaz et la Montanaise Joanna Ryter remportent la Course du Soleil à Sierre.

La Course du Soleil porte vraiment bien son nom. Cette année, les conditions étaient optimales pour la 49e édition qui s’est déroulée sur le site du Centre Sportif d’Ecossia. Coureurs et spectateurs ont apprécié.

Le Sierrois Loris Pellaz signe un succès probant. “J’ai bien géré ma course”, confie le vainqueur du jour dans l’aire d’arrivée. “Cette année, j’espère obtenir ma sélection pour les mondiaux universitaires où je courrais sur le 3’000 mètres steeple.” François Leboeuf du CABV Martigny et du BCVs Mount Asics Team prend une belle 2e place. Martin Masserey du CA Vétroz complète le podium. Lucien Epiney du CS13* se classe 4e et 1er vétéran. Il précède Pierre-André Ramuz (Compressport/Overstim’s), 5e scratch et second vétéran.

Du côté des dames, Joanna Ryter du TRI Valais, qui sera au départ dimanche prochain des championnats suisses de 10km sur route à Vétroz, s’impose à la régulière. Elle a mené la course de bout en bout. La jeunes Chorgue Marjorie Berrut termine au 2e rang. Elle bat au sprint Annelies Métrailler de La Forclaz. Fanny Berrut (SG St-Maurice), 1ère dame 1, réalise le 4e chrono scratch. Camille Besse Barras du CA Sierre finit 2e dame 1 et 5e du général féminin.

Tous les résultats se trouvent ici

Bernard Mayencourt
27/03/2022

Course pédestre : rendez-vous dimanche à Sierre pour la Course du Soleil

Pour cette année 2022, la Course du Soleil à Sierre se déplace ce dimanche du côté d’Ecossia. 

Dimanche prochain, la Course du Soleil, organisée par le CA Sierre, propose deux parcours sur le site sportif d’Ecossia, le premier de 1’600m pour les enfants et le second de 3’150m pour jeunes et adultes. Les distances sont proches de celles du parcours classique de Sous-Géronde.

Les courses débutent dimanche matin à 9h45′ avec la catégorie des poussins. Elles s’enchaînent jusqu’à 12h50′ pour le dernier départ des populaires 2, juniors/juniores, cadets/cadettes et les dames. Les inscriptions sont encore possibles sur place dès 8h30′ au bureau des dossards à côté de la buvette.

Bernard Mayencourt
25/03/2022

Trail : rencontre avec Ryan Baumann, directeur de course du Wildstrubel by UTMB®

Après Léon Lovey en janvier et Jules-Henri Gabioud en février, Ryan Baumann est l’invité de Promsports pour la rubrique « Le trail en Suisse Romande ».

Depuis le 1er mars, Ryan Baumann est le premier directeur de course du Wildstrubel by UTMB® à Crans-Montana qui se déroule du 8 au 11 septembre 2022.
Après avoir participé à 10 éditions du Trail Verbier-St-Bernard, Ryan Baumann a changé sa chemise de coureur contre celle de directeur de course. Depuis 2018, il œuvre au sein du comité du Trail des Châteaux à Sion.
Après 11 années passées à la tête du Service des Sports de la ville de Sierre, il se voue désormais à sa plus grande passion : le trail. Ryan Baumann a également participé à 7 éditions de l’UTMB® (6x UTMB® et 1x TDS). Il connaît donc le milieu comme sa poche.

Ryan, que t’inspire l’UTMB® ?
L’UTMB est l’un des premiers trails auquel j’ai participé en 2006. Je m’étais inscrit un peu sur un coup de tête sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Comme préparation, j’avais fait une seule course, un 50 km à Verbier en juillet et le tour du Mont-Rose en 4 jours avec mon ami Gérard Bagnoud. J’avais terminé 31ème au scratch de l’UTMB® sur 2’500 concurrents. J’étais passé par tous les états d’âme, j’avais aucune idée comment gérer la course et j’ai fait un peu n’importe quoi au niveau alimentation. Mais, j’ai adoré et cette 1ère expérience a été le début d’une belle aventure. Par la suite, j’ai participé 6 fois de suite à l’UTMB® avec mon meilleur résultat en 2009, une 15ème place scratch, avec une arrivée inoubliable le samedi soir à Chamonix dans une ambiance incroyable. L’UTMB® est une course mythique et exceptionnelle à vivre au moins une fois dans sa vie de traileur.

Qu’est-ce qui t’a motivé à accepter cette nouvelle fonction de directeur de course du Wildstrubel by UTMB® ?
Plusieurs éléments m’ont plu dans ce projet. D’abord, le fait que mon ami Jean-Yves Rey m’ait contacté en septembre 2021 pour avoir mon avis et faire la reconnaissance du parcours du tour intégral du Wildstrubel qu’il avait imaginé en 2011 déjà. C’est un parcours magnifique d’une boucle autour du massif du Wildstrubel et du glacier de la Plaine Morte, 5 cols, 5 grandes destinations touristiques (Leukerbad, Kandersteg, Adelboden, Lenk) et 2 Cantons (Valais et Berne). Les paysages et les sentiers sont très variés et sauvages avec de beaux passages clés dans les cols, et au cœur des destinations. J’ai habité 10 ans à Crans-Montana, je connais donc bien la région et beaucoup de monde.  J’ai senti un fort soutien du projet par les autorités valaisannes, les destinations et la communauté du trail. Le nouveau circuit mondial de trail, l’UTMB® World Series est accessible à tous avec ses 4 formats de course (20K/50K/100K/100Miles). Il réunira 25 événements dans le monde. Dès cette année, il sera la seule porte d’entrée pour participer à l’une des courses de l’UTMB® 2023 et suivantes. Le nouveau système sportif est plus équitable qu’auparavant, car en participant à des Trails UTMB® World Series, les coureurs pourront accumuler des points et augmenter leurs chances d’être pris à une des courses de l’UTMB®. Dès qu’ils sont tirés au sort, leurs points retombent à 0 et cela donne donc la chance à d’autres coureurs de participer l’année suivante.

Quels sont les principaux défis que tu dois relever dans ta nouvelle fonction ?
Comme c’est un événement qui intègre directement le nouveau circuit mondial, il y a un cahier des charges important pour répondre à des critères de qualité souhaités par UTMB®.
Les tâches principales sont nombreuses, il y a tout à organiser : trouver des personnes motivées et convaincues par le projet pour intégrer le comité local. Recruter les bénévoles. Organiser le plan de sécurité. La promotion et la communication de l’événement. Prévoir les zones de ravitaillement. Coordonner l’organisation du passage des coureurs dans les destinations. Organiser les transports. Trouver des sponsors privés. Faire les demandes d’autorisation officielles.
Un des défis les plus importants à mes yeux, c’est de garder un lien fort avec la communauté des trailers, populaires comme élites, créer un esprit trail avec des courses conviviales et une certaine ambiance locale à travers les parcours, les départs et les arrivées pour que les participants vivent des émotions et gardent le souvenir d’une aventure extraordinaire.

“L’objectif principal sera d’organiser une 1ère édition de qualité…”

Pour cette première édition à Crans-Montana, quels sont les principaux objectifs que vous devez atteindre ?
L’objectif principal sera d’organiser une 1ère édition de qualité pour se faire connaître et faire envie à la communauté de venir participer à une des courses de Wildstrubel by UTMB®. Avec les 2 ans que nous venons de vivre d’un point de vue sanitaire, la communauté est encore un peu dans l’attente et dans l’incertitude. Les coureurs ont de la peine à se projeter dans le futur et s’inscrivent de plus en plus tard. Par conséquent, il est difficile de fixer un objectif de participation pour cette 1ère édition.
Un autre objectif est la mise sur pied d’un village expo à Crans-Montana pendant toute la durée de l’événement.
Nous aurons aussi un défi de taille, c’est la production en direct sur la chaîne UTMB Live et les réseaux sociaux d’images de la tête de course femmes et hommes de l’intégralité des parcours Wild 108 et Wild 50. Cette couverture nous permettra de montrer au monde entier nos différentes destinations touristiques et nos magnifiques paysages alpins.

Comment se déroule la collaboration avec les différentes régions traversées, dont notamment Lenk, Kandersteg, Adelboden et Loèche-les-Bains ?
La collaboration est excellente. A ce jour, j’ai effectué deux fois le tour de toutes les destinations et nos coordinateurs sur place jouent bien le jeu. Ils nous apportent un fort soutien logistique et financier pour mettre en avant leur destination et leur région. Par exemple, à Adelboden nous collaborons étroitement avec le comité d’organisation des épreuves de coupe du monde de ski alpin et nous avons décidé ensemble que les parcours de la Wild 108K et de la Wild 50K emprunteront la montée de la fameuse piste de géant « Chuenisbärgli » dans son intégralité. A Leukerbad/Loèche-les-Bains, nous nous sommes de suite entendus pour faire partir la Wild 25K au cœur du village, à côté de l’office du tourisme et face à la Gemmi, au Daubenhorn, au Rinderhorn et au Balmholn.

Quel est le budget d’une telle épreuve ?
Le budget va tourner autour des un million de francs.

Seras-tu encore au départ de trails en Suisse et si oui, lesquels ?
Pour l’instant, je n’ai rien planifié car l’objectif principal cette année est d’organiser la 1ère édition de Wildstrubel by UTMB. Je vais certainement participer à quelques trails locaux selon mes envies et mon temps à disposition pour m’entraîner. L’année dernière j’ai participé à Sierre-Zinal, au trail de Montreux, au trail des Cabanes et au trail du Mont-Terrible et j’ai chaque fois eu un monstre plaisir.

Entre directeur de course et trailer, quel est le rôle le plus intéressant ?
C’est très différent. Je suis plus stressé comme directeur de course que comme trailer. Quand tu cours, tu ne te soucis que de toi. En tant que directeur de course, ton souci principal c’est la sécurité des coureurs et le bon déroulement de la course. Avec le Trail des Châteaux et les conditions météo difficiles des 2 dernières éditions, j’ai vécu pas mal d’expérience dans la gestion opérationnelle d’un trail. Ce rôle est très enrichissant. Le plus important, c’est d’être entouré d’un comité de passionnés et de pouvoir compter sur de nombreux bénévoles content de participer à l’événement.

Projetons-nous en 2030. Combien de coureurs seront au départ du Wildstrubel by UTMB® ?J’espère qu’en 2030 nous aurons réussi à pérenniser l’événement et que Wildstrubel by UTMB® sera une étape mythique de l’UTMB ®World Series. Si nous y parvenons, alors le nombre de coureurs sera important et le succès au rendez-vous.

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
Crédit photo: photossports.com
24/03/2022

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Ski-alpinisme : Gaëlle Perrier, une athlète débordante de sympathie

La Nendette Gaëlle Perrier prendra le départ, dans une semaine, du Tor du Rutor en Italie. Médaillée de bronze au championnat Suisse de course individuelle, elle se confie à jour J-7.

Valaisanne de sang, tessinoise de cœur, Gaëlle Perrier a grandi sur les rives du lac de Lugano et a étudié sur celles du Léman et de Neuchâtel. Finalement, elle a posé ses bagages dans la commune de Nendaz, qui est aussi la commune d’origine de sa maman. “J’ai la chance d’être l’aînée d’une fratrie d’exception et je suis fraîchement tata à mon tour”, confie tout sourire Gaëlle Perrier. “J’ai une formation de psychologue du travail et suis responsable administrative chez MJD architectes. Par ailleurs, conseillère communale à Nendaz également, depuis peu, je suis une passionnée, bonne vivante, et probablement qu’aujourd’hui je suis à moitié addict de ski alpinisme, de course à pied et de montagne.”
Du 31 mars au 2 avril prochain, Gaëlle Perrier fera équipe avec le Neuchâteloise Fania Wälle. Elles seront au départ du Tour du Rutor à Arvier, dans la haute vallée d’Aoste. 

Gaëlle, d’où vient ta passion pour les sports d’endurance ?
Elle n’est pas innée et cela a pris du temps ! Mais j’ai eu des tatas qui n’ont jamais cessé de croire que je pourrais y prendre goût, et à force d’insistance… Elles avaient finalement raison, en quelques années, ces sports que je ne considérais que comme une source de souffrance, sont devenus des pivots centraux de ma vie.

Comment se déroule ta préparation pour le Tour du Rutor ?
J’ai profité de faire les belles courses organisées dans notre région, en essayant de garder/trouver un bon équilibre entre entraînement et repos. Pour cela, j’ai la chance d’avoir Jd (Tonton, patron) qui me concocte de super planning.

Quels seront vos objectifs avec Fania Wälle ?
Pour nous deux ce sera une première, donc on se réjouit de découvrir cette aventure et de donner le meilleur de nous-mêmes.  J’espère qu’après ces trois jours on aura juste envie d’y revenir pour faire mieux !

Comment envisages-tu la suite de ta carrière sportive ?
Je ne pense pas que carrière soit le terme pour mon chemin jusqu’ici, ni pour la suite, mais j’ai des envies plein la tête, surtout je rêve des grandes courses (Pierra Menta -Rutor – Adamello – Mezzalama – Pdg-… )

Entre le trail et le ski-alpinisme, de quel côté ton cœur balance ?
Ski alpinisme, sans hésitation. Je viens du ski alpin, je suis petite fille d’un pionnier de ski valaisan, le ski c’est mon enfance, ma vie, un trait d’union dans notre famille. Et comme aujourd’hui j’aime autant avaler du dénivelé en montant qu’en descendant, le ski alpinisme ne peut que faire battre mon cœur.

Quel sera ton principal objectif pour la saison 2022 des trails ?
Je vais profiter de cet été afin de préparer au mieux la saison de ski alpi 2023 à venir, et en profitant de me lancer sur quelques beaux trails régionaux.

Quel est ton rêve le plus fou au niveau sportif ?
Championne du monde de balet à ski (mdr) ;
Du côté du ski alpinisme, soyons fou, briller sur une grande classique un jour… malheureusement je n’ai plus 20 ans…
Côté moins compét, je rêve de sommets, de grandes traversées comme Chamonix-Zermatt, de one shots plaine 4’000 ( et qui sait ? plus haut si affinité).

Propos recueillis par Bernard Mayencourt
24/03/2022